Prix ​​de l’immobilier en France : un début plus ou moins tranquille en 2019

Bien que les prix du logement dans les plus grandes villes de France continuent d’augmenter, la moyenne nationale est entravée par la baisse des prix dans le reste du pays. En nous concentrant sur Paris et les plus grandes villes de France, nous oublions souvent la stabilité des prix apparente dans les nombreuses régions de province. Certes, l’indice des prix de l’immobilier (IPI) des dix plus grandes villes de France est encore en hausse de 0,3%, “mais si on affine le constat, on voit que les prix sont en baisse dans plusieurs départements. En moyenne, les prix de l’immobilier en France restent fixés à 3 349 euros par mètre carré pour les appartements et à 1 895 euros par mètre carré pour les maisons.

L’effet des manifestations gilets jaunes

Les manifestations nationales gilets jaunes n’annoncent pas une bonne nouvelle sur les prix de l’immobilier :

  • La protestation et le blocage ont entraîné un retard important dans la vente de biens immobiliers selon certaines agences immobilières (visites de biens rendus difficiles, voire impossibles à atteindre, fermetures différées …). Le site Web immobilier prévoit que les volumes de transactions vont certainement souffrir de cette situation.
  • Les banques françaises commencent généralement l’année avec des objectifs de prêt élevés, ce qui facilite l’obtention d’un prêt au début de l’année.

Où vont les Parisiens ?

Alors que les prix de l’immobilier à Paris sont toujours en hausse, la ville perd paradoxalement des habitants. Le premier réflexe des acheteurs, contrarié par ces prix, est de migrer vers la banlieue moins chère. Les marchés adjacents bénéficient donc indirectement des augmentations parisiennes. Les prix dans les Hauts-de-Seine, par exemple, ont encore augmenté de 0,3% en janvier (+ 2,2% sur un an). De la Seine-Saint-Denis à l’Essonne, en passant par les Yvelines ou le Val-de-Marne, de nombreux départements affichent une hausse de 0,2% sur le mois. Les seules exceptions sont le Val-d’Oise, en baisse de 0,2% en janvier et en Seine-et-Marne, qui reste stable.

L’attractivité des métropoles provinciales

De plus en plus d’habitants ne choisissent plus même les banlieues adjacentes où la qualité de vie laisse à désirer. De nombreux anciens habitants d’Île-de-France choisissent de s’éloigner des grandes villes les plus dynamiques ailleurs en France. Ces migrations ont bien sûr un impact sur les prix. C’est surtout à Bordeaux que les prix se sont baissés après des hausses records (+ 17%) en 2017. Depuis lors, les prix ont chuté de 1,2% d’une année sur l’autre, tout en se redressant, avec augmentation de 0,5% en janvier 2019.